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By Elspeth Guild, Jean Monnet Professor ad personam, Queen Mary University of London    

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In 2009 the EU institutions adopted a directive regulating the admission, residence and rights of highly qualified third country nationals for purposes of relevant employment. This directive is commonly called the Blue Card scheme (Directive 2009/50). While the institutions trumpeted the arrival of a new labour migration tool on the EU market promising that the new directive would transform the attractiveness of the EU’s Internal Market to highly qualified third country nationals encouraging the world’s ‘best and brightest’ to come to work in Europe, the results have been paltry. As the Commission notes (more than once) in its presentation of a new revised version of Blue Card, the original scheme of the directive has “proven insufficiently attractive and underused, with only a limited number of Blue Cards issued.” (European Commission Fact Sheet 7 June 2016).

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By Henri Labayle, Centre de Documentation et de Recherches Européennes (CDRE)

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Cet article est disponible en français.

The media circus of political commentary  does not grasp the scale of the stakes involved in the Brexit result. Now that the referendum is over, the people who complained about the lies and estimations during the campaign still revere the technique of the referendum as a sacred process which should be revered in an established democracy. However, almost by its very nature, the referendum created the conditions for such liberties to be taken with the truth.

Forgetting the conditions surrounding the success of the “no” side of the 2005 Constitutional referendum, they continue to think we can respond to complex issues in a binary manner, and feed the illusion of democracy. Is Boris Johnson’s inconsistency today’s equivalent of Laurent Fabius’ “Plan B” during the Maastricht Referendum in France? And did it make sense at that time to mix the voices of the extreme left and the extreme right?

Indeed, the new champions of the (de) construction of Europe are ignoring the essential facts. Among the burning questions written off in the debate, which British citizens are now discovering, the issue of redefining the external borders of the United Kingdom is not insignificant. The challenges – whether maintaining past situations, such as Gibraltar and the Channel Tunnel, or the new concerns surrounding the relationship with the Republic of Ireland – are serious,  but they are not of the same nature. Continue reading »

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Par Henri LabayleCentre de Documentation et de Recherches Européennes (CDRE)

CDRE

This article is also available in English .

Les commentaires du feuilleton politico médiatique accompagnant le feuilleton du Brexit ne sont pas à la hauteur de ses enjeux. Les mêmes qui stigmatisent les mensonges et approximations de la campagne référendaire britannique, trouvent logique de sacraliser le procédé référendaire qui l’a conclue, comme si cette technique était un modèle à révérer dans une démocratie accomplie. Elle appelle pourtant presque par nature de prendre de telles libertés avec la vérité.

Oublieux qu’ils sont des conditions dans lesquelles les « non » de 2005 s’étaient agrégés, ils persistent à penser que l’on peut répondre de façon binaire à des questions complexes et nourrissent l’illusion démocratique. L’inconséquence de Boris Johnson a-t-elle quoi que ce soit à envier aujourd’hui au « plan B » de Laurent Fabius et mêler les voix de Jean Luc Mélenchon et du Front national avait-il un sens à l’époque ?

C’est dire si les nouveaux chantres de la (dé)construction européenne ignorent l’essentiel. Parmi les questions brûlantes passées par pertes et profits dans le débat et que découvrent les citoyens britanniques, celle de la redéfinition des frontières extérieures du Royaume Uni n’est pas la moindre. Qu’il s’agisse du maintien de situations antérieures, à Gibraltar comme aux abords du tunnel sous la Manche, ou de l’appréhension nouvelle des relations avec la République d’Irlande, les défis sont sérieux. Ils ne sont pas de même nature.

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Par Henri LabayleCentre de Documentation et de Recherches Européennes (CDRE)

CDRE

Les commentaires accompagnant la décision britannique de quitter l’Union européenne affligent. Ils ne surprennent pas. Succédant à une légère vague d’optimisme ignorante de la qualité des organismes de sondage britannique, est décrit aujourd’hui un « séisme » qui n’en est pas un. Car, si la caractéristique des tremblements de terre est leur imprévisibilité, tout, dans l’épisode du Brexit, était largement annoncé même si l’expression démocratique des citoyens n’était pas imaginée aussi explicite.

Les petits calculs politiciens, nationaux comme européens, ayant conduit à cette crise majeure (1) obligent donc à évaluer le prix du renoncement (2), les conséquences de son règlement s’avérant largement imprévisibles en l’état du délitement de l’Union (3).

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by DDr. Philip Czech, Senior Scientist at the Austrian Human Rights Institute, University of Salzburg

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For a long time, the European Court of Human Rights showed great respect for state sovereignty in the field of migration and was very reluctant to affirm a right of aliens to enter a Convention State to reunite with family members living there. Only in very rare cases has the Court found violations of the European Convention on Human Rights when migrants or refugees have been denied reunification with their children or spouses in the state of residence. However, recent case-law points to an increasing shift from respect for states’ prerogatives in the field of immigration to a strengthening of the human rights of aliens. On the one hand, the Court has adjusted its approach under Article 8 ECHR giving increased weight to the interests of refugees and beneficiaries of subsidiary protection to be reunited with their loved ones (1) and on the other hand, applicants have been successful in utilising the Article 14 prohibition of discrimination to claim a right to family reunification (2).

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Par Olivier Corten, Professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles, Directeur du Centre de droit international et Marianne Dony, Professeur ordinaire à l’Université libre de Bruxelles, Chaire Jean Monnet de droit de l’Union européenne

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Alors que trois demandeurs demandeurs d’asile – apparemment deux Pakistanais et un Afghan dans les affaires T-192/16, 193/16 et 257/26 – ont demandé au Tribunal de l’Union Européenne l’annulation de l’accord conclu le 18 mars 2016 entre l’UE et la Turquie, il est permis de s’interroger sur la nature exacte de ce “machin” considéré par le service juridique du Parlement Européen comme un simple accord politique, sachant cependant que la recevabilité du recours sera tout d’abord au coeur des débats…

Les autorités européennes affirment à l’unisson que la « déclaration UE-Turquie », dont le contenu a été détaillé dans un communiqué de presse du Conseil européen du 18 mars dernier, n’est pas un accord international mais une simple déclaration d’intention. Qu’en est-il vraiment, au regard des règles du droit de l’Union européenne et du droit international public ?

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