Attentats terroristes de Paris : une défaillance de l’Espace de liberté, sécurité et justice ?
06 Wednesday Jan 2016
Cet article est le fruit d’une collaboration entre ECLAN (European Criminal law Academic Network) et Odysseus Academic Network en l’honneur du 10ème anniversaire d’ECLAN. ECLAN célébrera son anniversaire par une conférence au printemps 2016.
Co-rédigé par Anne Weyembergh et Chloé Brière, ECLAN ![]()
Henri Labayle, GDR-ELSJ ![]()
Philippe de Bruycker, Migration Policy Centre, European University Institute ![]()
et David Watt, Odysseus Network OMNIA Project ![]()
Directement après les attaques terroristes du 13 novembre à Paris, le Président français a déclaré l’état d’urgence et a annoncé l’introduction de mesures visant à « mobiliser toutes les forces possibles afin de neutraliser les terroristes et de garantir la sécurité de tous les lieux qui pourraient être visés ». Parmi ces mesures se trouve la réintroduction des contrôles aux frontières avec les autres États de l’espace Schengen dans le but de prévenir l’entrée sur le territoire d’individus dangereux qui cherchent à commettre des attaques terroristes ainsi que d’empêcher les assaillants de fuir.
Néanmoins, Salah Abdeslam, le cerveau présumé des attaques, a réussi à s’enfuir en traversant la frontière entre la France et la Belgique dans la nuit du vendredi au samedi sans être appréhendé, et il n’a toujours pas été arrêté depuis, malgré les importants moyens déployés par les forces de police belges et françaises. Plus surprenant, bien que relativement ignoré par les médias, est le fait qu’il ait été contrôlé par la police française dans la région frontalière (près de la ville de Cambrai) sans être arrêté. Comment cela a-t-il pu se produire au cœur de l’UE où les garde-frontières, la police, les juges et les services de renseignement aidés par des moyens technologiques modernes suivent en permanence de tels individus ? Continue reading »






